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La CEEAC réaffirme son engagement contre le commerce illicite des armes légères en Afrique centrale

New-York du 5 Juin 2026 ( Etats-Unis d’Amérique ) – Lors de la neuvième Réunion biennale des États sur le Programme d’action des Nations Unies consacrée à la lutte contre le commerce illicite des armes légères et de petit calibre, tenue du 1er au 5 juin 2026 à New York, le Général de Corps d’Armée Marcel MAPANGOU MOUSSADJI, Commissaire en charge des Affaires Politiques, Paix et Sécurité, a présenté les avancées réalisées par l’Afrique centrale tout en appelant à un renforcement de la coopération internationale face aux nouveaux défis sécuritaires.

La prolifération des armes, une menace persistante pour la paix

S’exprimant au nom de la Commission de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), le Général Marcel MAPANGOU MOUSSADJI a rappelé que la circulation illicite des armes légères et de petit calibre demeure l’une des principales causes de l’insécurité et des conflits en Afrique centrale.

En effet, l’accumulation excessive et l’utilisation abusive de ces armes alimentent les violences, ralentissent le développement socio-économique des États et touchent particulièrement les femmes et les enfants. Il a également souligné que la facilité d’acquisition des armes favorise un cercle vicieux où l’insécurité nourrit la demande, tandis que l’afflux d’armes accentue davantage les conflits.

Le Commissaire a évoqué plusieurs défis auxquels la sous-région reste confrontée, notamment le contrôle des armes détenues par les groupes armés, la sécurisation des stocks nationaux, le traçage des armes non marquées ou fabriquées grâce aux nouvelles technologies, ainsi que l’harmonisation des législations nationales avec les instruments juridiques régionaux et internationaux.

Des progrès concrets grâce à la Convention de Kinshasa

Face à ces défis, la CEEAC poursuit la mise en œuvre de la Convention de Kinshasa, principal instrument juridique régional adopté en 2010 et entré en vigueur en 2017 pour lutter contre la prolifération des armes légères.

À ce jour, neuf des onze États membres de la CEEAC ont ratifié cette Convention, tandis que cinq pays disposent déjà d’une Commission nationale chargée du contrôle des armes légères. La Commission accompagne également les États dans la création de mécanismes nationaux de coordination, l’élaboration de plans d’action, l’harmonisation des cadres législatifs, le marquage et le traçage des armes, la constitution de bases de données ainsi que la collecte et la destruction des armes illicites ou obsolètes.

le Général de Corps d’Armée Marcel MAPANGOU MOUSSADJI a également annoncé que la Commission travaille à l’adoption d’un programme quinquennal destiné à accélérer la mise en œuvre de la Convention de Kinshasa et à contribuer à l’atteinte de la vision de l’Union africaine « Faire taire les armes en Afrique à l’horizon 2030 ».

Enfin, la CEEAC a appelé la communauté internationale à renforcer son appui technique et financier afin de faire face aux nouvelles formes de fabrication des armes, notamment celles utilisant les technologies d’impression 3D et les matériaux polymères, tout en intégrant davantage les impacts des armes sur les femmes et les enfants dans les politiques internationales de prévention et de lutte contre leur prolifération.

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