Douala(Cameroun), 04 août 2012

Photo de famille : Le Chef d'Etat-major Régional de la FOMAC et les Chefs d'Etat-major participants à la réunion
A l’initiative de, monsieur le Secrétaire Général de la CEEAC son Excellence NASSOUR GUELENGDOUKSIA OUAÏDOU, il s‘est tenu du 1er au 03 août 2012 à Douala, République du Cameroun, la réunion Bilan du Plan SECMAR2 de la Zone D du Golfe de Guinée, suivie de la réunion des Chefs d’Etat-major Généraux de la zone D.
Cette deuxième réunion du genre avait pour principaux objectifs de réévaluer la situation sécuritaire et de soumettre à la réunion des Chefs d’Etat-major Généraux de la zone D les recommandations de la réunion des experts.
Au cours de la cérémonie d’ouverture deux allocutions ont été ponctuées :
- celle du Capitaine de Vaisseau DOBO MANTAM représentant le Secrétaire général de la CEEAC qui a transmis aux Etats les félicitations du Secrétaire Général de la CEEAC pour les efforts consentis dans le soutien logistique du Plan SECMAR2 et la mise à disposition des moyens affectés à la sécurisation de la zone D.
- Et celle du Général de Division SALY MOHAMADOU représentant le Général de Corps d’Armée René Claude MEKA, Chef d’Etat-Major des Armées de la République du Cameroun, qui a exprimé sa vive satisfaction de ce que notre sous-région soit un exemple dans la sécurisation maritime, par la poursuite des activités de la zone D.
Deux jours durant, les experts des Etats de la Zone « D » ont examiné les points à l’ordre du jour de leurs travaux à savoir :
- a. La situation sécuritaire maritime par Etat de la zone D ;
- b. La situation sécuritaire maritime globale de la zone D ;
- c. Les difficultés rencontrées et les solutions envisagées ;
- d. Les activités des unités sous OPCON CMC présentées par leurs commandants ;
- e. Le bilan des activités du CMC ;
- f. La réévaluation de la situation en zone D et la prise en compte des difficultés rencontrées dans l’exécution du Plan SECMAR2 depuis son lancement le 12 février 2011.
Après analyse desdits points, il ressort les constats suivants :
- La non-identification des pêcheurs artisanaux dont ceux pêchant dans les champs pétrolifères ;
- Le non-respect de la règlementation par les caboteurs transfrontaliers ;
- Le non retour d’information sur les procès-verbaux d’infraction de pêche dressés par les commandants de navires du Centre Multinational de coordination.
- La nette diminution des prises d’otages et des actes de « Piraterie »
- La persistance de l’immigration clandestine ;
- La persistance de la pêche illégale et de la destruction de la biodiversité.
Au nombre des difficultés rencontrées, les experts on énumérés entre autre :
- L’insuffisance des moyens navals et humains engagés pour une surveillance efficiente de la zone D, aggravée par l’absence du patrouilleur gabonais et de l’officier de Sao Tomé et Principe ;
- Le manque de communication et d’échange d’informations entre les Centres des Opérations Maritimes (COM) des différents Etats de la zone D et le CMC ;
- L’insuffisance voire l’inexistence des moyens logistiques mis à disposition par certains Etats pour le soutien de leurs unités et personnels sous commandement du CMC de la zone D ;
- La disparité des cadres juridiques et législatifs en matière d’Action de l’Etat en Mer des Etats de la zone D ;
- La non implication de toutes les administrations intervenant en mer dans la structure du CMC (Douanes, pêches, Transport, Police, Mines, Environnement, …) ;
- L’absence de communication avec les autorités administratives et traditionnelles locales dans la lutte contre l’immigration clandestine et les trafics commerciaux ;
Afin de rendre plus efficiente la lutte contre les maux qui minent la sécurité dans la Zone D, les participants ont recommandé :
Au plan logistique :
- Que les Etats de la zone D continuent à soutenir les opérations du CMC jusqu’à la mise en place effective du CRESMAC(le centre régional d’Etude et de sécurisation maritime de l’Afrique Centrale) ;
- Que la CEEAC veille à la prise en charge dans les effectifs du « noyau dur » le personnel du CMC de la zone D pour la montée en puissance du CRESMAC
Au plan stratégique :
- Que la CEEAC saisisse officiellement les autorités gabonaises pour le retour en zone D de son patrouilleur
Au plan opérationnel :
- Redéfinir l’axe d’effort pour prendre en compte l’immigration clandestine et le cabotage transfrontalier en impliquant davantage les administrations des divers Etats ;
- Etendre les patrouilles dans l’ensemble de la zone D (Sao Tomé et Principé, Gabon) ;
- Que les Etats mettent en place des moyens navals adaptés à cette mission, (navires disposant d’une plus grande autonomie et d’appareils de vision nocturne) ;
- Encourager les exercices entre Marines de la zone D. et multiplier les contacts avec les partenaires multinationaux.
Au plan coordination :
- D’organiser tous les trois mois et ce de manière tournante un point de situation de notre espace maritime dans les pays de la zone D ;
- Tous les Etats de la zone D sont appelés à activer leur Centre d’Opérations Maritimes et à mettre en place les mécanismes pour faciliter les échanges d’informations, conformément aux termes du Protocole.
- D’attribuer des fréquences de veille et de dégagement dédiées au CMC
- D’établir des mécanismes d’échange d’information et de coordination minimale avec les forces amies des opérations nationales en mer.
La réunion bilan du Plan SECMAR2 de la Zone D du Golfe de Guinée s’est achevée par la visite de deux patrouilleurs accostés au port de Douala et qui n’attendent que des instructions pour se déployer.

Une vue des participants à la réunion

Une vue des participants à la réunion des chefs d'Etat-major Généraux



