Allocution du Secrétaire Général de la CEEAC, représenté par Son Excellence Monsieur Andres-Edu MBA MOKUY, Secrétaire Général Adjoint, Chargé de l’Intégration Socioculturelle

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Conférence Continentale Autour du Thème

« La Problématique de l’Intégration Politique et Socio-économique du Continent Africain »,

Yaoundé du 22 au 25 août 2.017

Très Honorable Président du Sénat de la République du Cameroun,

Honorable Président de l’Assemblée Nationale de la République du Cameroun,

Honorable Président du Parlement Panafricain,

Honorables Sénateurs et Députés,

Excellences Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement.

Excellences Mesdames et Messieurs les Commissaires,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Communautés Economiques Régionales,

Monsieur le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé,

Mesdames et Messieurs, en vos grades et titres respectifs,

Je voudrais d’emblée vous présenter les regrets de Son Excellence Ahmad ALLAM-MI, Secrétaire Général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) qui, pour des raisons liées à son agenda, n’a pas pu personnellement prendre part à cette importante conférence internationale sur « la problématique de l’ intégration politique et socio –économique du continent africain : contribution du Parlement Africain » organisée par le Parlement Panafricain sous le Haut patronage de Son Excellence Monsieur PAUL BIYA, Chef de l´Etat, Président de la République du Cameroun.

Il m’a chargé de le représenter à cet évènement et de remercier les Autorités Camerounaises non seulement pour avoir accepté d’abriter cette Conférence, mais également pour son excellente organisation, pour l’accueil chaleureux ainsi que pour leur engagement constant en faveur de l’intégration sous régionale et continentale. C’est en cette qualité que j’ai l’honneur et le plaisir d’être parmi vous ici en ce jour dans la belle ville de Yaoundé.

Le Secrétariat Général félicite et remercie le Parlement Panafricain et les différents co–organisateurs, pour l’heureuse initiative d’organiser cette Conférence dont les conclusions permettront à cet Organe de l’Union Africaine d’apporter une contribution déterminante en vue de parvenir à des avancées significatives dans le cadre du processus en cours d’intégration du Continent.

Ces remerciements s’adressent également à tous les Partenaires Techniques et Financiers qui ont bien voulu accompagner le continent à pouvoir réunir des Eminentes personnalités pour mener cette réflexion visant à faire de l’intégration une réalité, une réussite.

Très Honorable Président,

Honorables Députés,

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez, l’intégration du continent a de tout temps été une priorité et un défi pour le continent africain depuis la création de l’Organisation de l’Unité Africaine en 1963, jusqu’à l’Union Africaine en 1999, en passant par le Traité d’Abuja adopté par les Chefs d’ Etats le 03 juin 1991 qui crée la Communauté Economique Africaine.

Ce Traité d’Abuja prévoit en son article 14, la création d’un Parlement Panafricain en vue d’assurer la pleine participation des peuples africains au développement et à l’intégration économique du continent. En outre, les Communautés Economiques Régionales (CER) ont été reconnues comme les piliers de cette intégration et appelées à répondre au calendrier d’intégration reposant sur le principe des «cercles concentriques» qui est supposé commencer par l’harmonisation des politiques au niveau des sous- régions.

Depuis lors, beaucoup a été fait et l’on peut se targuer de nombreuses avancées incontestables notamment pour ce qui est des questions de paix, de sécurité et de stabilité en Afrique, traduisant des progrès significatifs des courants démocratiques, le développement des infrastructures ainsi que le service de transports aériens à la faveur du Protocole de Yamoussoukro, le développement de l’agriculture consécutif au Protocole de Maputo complété par la Déclaration de Malabo de 2014, etc.

Certes le chemin qui conduit à la Communauté Economique Africaine reste encore long et semé d’embuches. Très souvent, malgré les décisions prises par les Chefs d’Etat et de Gouvernement, et l’adoption de divers instruments juridiques, beaucoup reste à faire pour atteindre véritablement cet objectif ultime, car la mise en œuvre n’est pas toujours effective.

photo Nkodo et 2 SGA 550En vue d’accélérer son développement et son programme d’intégration, l’Union Africaine à l’occasion de la célébration de son cinquantenaire, en mai 2013, a adopté son «Agenda 2063, l’Afrique que nous voulons » ainsi que son Premier Plan Décennal de mise en œuvre constitué des projets prioritaires de développement économique, politique et socio culturel.

Faut-il le rappeler, les projets prioritaires de ce vaste programme de développement comprennent, entre autres, l’établissement de la Zone de Libre Echange Continentale d’ ici la fin de 2017, la stimulation du commerce intra–africain et transformation structurelle des économies, le développement des infrastructures, l’industrialisation, le développement d’une vision minière, la protection des ressources naturelles et le développement du tourisme , de l’ agriculture, de la paix et la sécurité et la stabilité à travers l’ initiative « Faire Taire les Armes » , la lutte contre le changement climatique, l’ égalité de genre et la promotion de la jeunesse, le développement du capital humain par un plus grand accès à l’éducation et à la santé de toutes les couches de la population, etc.

C’est le lieu de se féliciter à nouveau de l’heureuse initiative du Parlement Panafricain d’organiser cette Conférence qui permettra à des acteurs venant de divers horizons et couches socio-économiques, de mener une réflexion approfondie sur cette problématique de l’intégration politique et socio–économique du continent en examinant ses différents axes afin d’aboutir à des propositions concrètes, pertinentes et pragmatiques susceptibles de faire avancer le processus en cours.

Par la tenue de cette conférence, le Parlement Panafricain s’inscrit dans son rôle de représentante des peuples africains, dans la mesure où cette action va contribuer à ces peuples avec les objectifs et la politique visant l’intégration du continent, de même que la coordination et l’harmonisation des politiques et programmes d’activités des Communautés Economiques Régionales (CER).

Mesdames et Messieurs,

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), s’est arrimée à ce processus d’intégration continentale, et malgré les difficultés, ne ménage aucun effort pour réaliser les missions qui lui ont été confiées par les Chefs d’ Etat. Elle est déterminée à jouer son rôle de pilier de l’intégration en Afrique centrale.

A ce titre, le premier Plan stratégique à moyen terme 2016-2020 de la CEEAC et son plan d’actions prioritaires viennent d’être adoptés. Avec ce plan stratégique, la CEEAC amorce la deuxième phase de la mise en œuvre de la Vision 2025 adoptée en 2007 à Brazzaville par la XIIIème Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement.

Il y a lieu, en outre, de signaler que nous avons engagé récemment un exercice d’analyse la cohérence de ce Plan stratégique avec l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et l’Agenda 2030 de l’ONU. Les piliers et les programmes de ce plans sont alignés avec les deux agendas au niveau des Objectifs pour le Développement Durable (ODD) et des Aspirations et objectifs pour l’Agenda 2063. Il en ressort également qu’il existe des secteurs pris en compte dans le plan stratégique de la CEEAC pour lesquels les ODD et l’Agenda 2063 n’ont pas prévu de cibles. Ce qui traduit les spécificités de notre sous-région.

La création du Parlement panafricain est sous-tendue par la vision d’offrir une plate-forme commune aux peuples africains dans le continent et la Diaspora, et à leurs organisations de base, en vue d’assurer leur plus grande participation aux discussions et à la prise de décisions concernant les problèmes et les défis qui se posent au continent. Cet Organe de l’UA doit de ce fait améliorer sa communication avec les Etats membres, les Parlements nationaux et les CER.

Toutefois, le Secrétariat Général de la CEEAC voudrait saisir cette opportunité pour lancer un appel afin que les Etats procèdent à la ratification du Protocole additionnel à l’acte constitutif de l’Union Africaine relatif au Parlement Panafricain, adopté à Malabo en juin 2014, afin de permettre ainsi à cet organe créé par les Chefs d’Etat et de Gouvernement d’Afrique, de jouer pleinement son rôle.

En effet, le Parlement Panafricain est une réponse à la nécessité impérieuse et urgente de consolider davantage les aspirations des peuples à une plus grande unité, solidarité et cohésion au sein d'une communauté plus large qui transcende les différences culturelles, idéologiques, ethniques, religieuses et nationales.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Je vais clore mon propos en souhaitant plein succès aux travaux de cette conférence.

Permettez-moi d´inviter des experts de nos collectivités à élaborer des procédures institutionnelles de fonctionnement stable au sein des institutions créées pour gérer la tendance à voir demain une Afrique forte et unie, selon le désir de nos peuples et adoptés par nos chefs d'Etat.

Nous sommes convaincus que le développement de notre Communauté ne peut être effectif que dans un cadre d’une Afrique pacifiée et Unie où la bonne gouvernance et l’Etat de droit sont nécessaires, en respectant les réalités de chaque Nation, pour parvenir, dans un contexte de tolérance et de respect, à une intégration stable et de fraternité.

Vive la coopération continentale

Vive la coopération régionale

Je vous remercie pour votre aimable attention

 

Yaounde, le 22 août 2017

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