Libreville (Rép. Gabonaise), le 02 avril 2019- Le Secrétariat général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale(CEEAC) a donné son accord en vue d’appuyer l’Assemblée nationale de la République gabonaise dans l’organisation de l’atelier sur l’entraide judiciaire en matière de protection de la faune en Afrique centrale. C’est ce qui ressort de l’entretien entre la délégation de l’Assemblée nationale de la République Gabonaise conduite par l’Honorable Angélique Ngoma et le Secrétaire général Adjoint de la CEEAC en charge du Département de l’intégration physique, économique et monétaire (DIPEM), madame Marie Thérèse Chantal Mfoula, représentant le Secrétaire général de la CEEAC, l’ambassadeur Ahmad Allam-mi au siège de la CEEAC.

L’Assemblée nationale de la République gabonaise organise au cours du mois d’avril un atelier sur l’entraide judiciaire  en matière de protection de la faune en Afrique centrale. Et en vue de garantir la réussite de cet évènement elle a sollicité l’appui du Secrétariat général de la Communauté Economique des Etats et l’Afrique Centrale qui détient l’expertise en la matière.

En sollicitant cette rencontre, la délégation de l’assemblée nationale avait trois préoccupations majeures à savoir, l’appui politique, l’appui technique et l’appui financier. En d’autres termes, l’implication et la contribution de la CEEAC dans la préparation de l’Atelier,  la participation des experts de la CEEAC et l’apport multiforme y compris financier.

Si les deux premières doléances ont reçu un écho favorable, l’appui financier consistera à favoriser les contacts entre les organisateurs et les partenaires financiers impliqués dans la lutte contre le braconnage et la protection de la faune. Une réponse qui a requis la satisfaction de la parlementaire gabonaise qui voit déjà planer les prémisses d’un partenariat entre la CEEAC et l’Assemblée nationale du Gabon.

Pour sa part, la responsable de la CEEAC a égrainé quelques actions menées par la CEEAC dans la lutte contre le braconnage et la protection de la faune.

La protection de la faune et de la flore est une priorité pour la sous région Afrique centrale, a martelé Mme Mfoula. On en veut preuve, la Déclaration des Ministres en charge des forêts et des aires protégées sur la lutte contre le braconnage, le Plan d’extrême urgence adopté en 2013 avec l’appui de l’Union Européenne pour la lutte anti braconnage. De même qu’un Plan d’Action d’urgence de renforcement des cadres juridiques et institutionnels en matière de lutte anti braconnage. En juillet 2017, il a été organisé à Ndjamena une conférence des Ministres sur l’éco-sécurité, le conflit homme/faune et l’écodéveloppement.

Photo d'ensembleFort du partenariat établi avec l’Union Européenne et l’organisation des nations unies pour la lutte contre la drogue et le crime, la CEEAC a réitéré son engagement à appuyer l’Assemblée nationale du Gabon dans la tenue avec succès de cet atelier. Mme le Secrétaire général Adjoint a désigné l’expert environnement et biodiversité le docteur Honoré Tabuna pour se mettre à la disposition du comité d’organisation en attendant d’autres dispositions complémentaires.      

Pour sa part, l’honorable Angélique Ngoma a exprimé toute la préoccupation de l’Assemblée nationale du Gabon quant à la protection de la faune de l’Afrique centrale en général et de celle du Gabon en particulier.

Elle a cité les différentes actions menées par le Gabon dans ce sens pour endiguer et circonscrire le conflit homme/faune, notamment :

  •   Les cartouches pimentées ;
  •   Les bruits et les sons produits par de nombreuses personnes destinés à faire fuir les pachydermes ;
  •   Le feu de bois et la fumée pour chasser les éléphants des champs ou des habitations ;
  •   L’érection des barrières électriques.

Selon toute vraisemblance, les barrières électriques semblent le moyen le plus efficace. Elles ont permis aux populations riveraines de se livrer aux activités agricoles dans les aires qui leur sont réservées. La parlementaire gabonaise a émis le souhait que les barrières électriques soient suivies de la construction des routes pour l’écoulement des produits des populations, la construction des écoles pour l’éducation des enfants et bien d’autres structures socio-économiques.

Mme Angélique Ngoma a également proposé qu’un accord de partenariat soit signé entre la CEEAC et le Caucus des parlementaires gabonais. « Il s’agit d’un partenariat en matière de formation, de sensibilisation des parlementaires dans le cadre de la protection de l’environnement, de la biodiversité et des espèces animales », a-t-elle précisé.

Elle a ensuite salué l’ouverture et la disponibilité de la CEEAC d’accompagner et d’encadrer les parlementaires gabonais qui proviennent d’horizons divers avec des formations diverses.

Les deux interlocutrices ont échangé abondamment sur les questions de braconnage, sur la protection de la biodiversité et sur l’ensemble des actions menées tant au Gabon que dans d’autres Etats membres de la CEEAC en vue de concilier la nécessité de conserver la biodiversité et la sécurité des personnes riveraines ou vivant proches des parcs nationaux et réserves animalières.

Calendrier

Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31

CEEAC-ECCAS

Logo CEEAC Transparent

Nos Partenaires

Les Partenaires Techniques et Financiers de la CEEAC.