Bujumbura(Rép.du Burundi), le 28 janvier 2019-La capitale burundaise abrite la 8ème Consultation annuelle de préparation et de réponse aux catastrophes en Afrique centrale. La cérémonie d’ouverture a été marquée par quatre allocutions au nombre desquelles, (01) le mot de bienvenue du Directeur général de la protection civile et de la gestion des catastrophes du Burundi M. Antoine NTEMAKO, (02) l’allocution du Coordinateur résident des Nations unies au Burundi M. Garry Conille, (03) l’allocution du Représentant du Secrétaire général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale(CEEAC) M. Dominique KUITSOUC, et le discours d’ouverture du Ministre burundais de la sécurité publique et de la gestion des catastrophes M. Alain Guillaume BUNYONI.

De manière unanime, les quatre intervenants ont insisté sur la récurrence et la persistance des catastrophes dans la région Afrique centrale et les risques encourus par les populations au cours de ces catastrophes. Ils ont également appelé à l’implication et à la mise en commun des synergies des pouvoirs publics, du secteur privé et de toutes les couches de la population pour la recherche des réponses à apporter face à ces catastrophes.

Selon les orateurs, les catastrophes à l’origine des crises humanitaires majeures en Afrique centrale sont de plusieurs ordres dont les plus fréquentes sont :

  • Les aléas climatiques qui représentent 70% et qui sont constitués pour la plupart des inondations, des sécheresses, des orages, des glissements de terrains ;
  • Les aléas sanitaires qui représentent 20% et qui sont constitués des maladies hydriques et des épidémies comme l’épidémie à virus Ebola ;
  • Les aléas géologiques (08%) avec les éruptions volcaniques, les éboulements rocheux et les glissements de terrains, etc.
  • Et autres aléas qui représentent 02% et qui sont constitués des troubles sociaux.

Photo de familleLa réponse à tous ces aléas, selon les orateurs, passe par la planification des réponses à toute éventualités liées aux catastrophes, la mise en place d’un système de communication et d’alerte rapide, par la mobilisation des ressources humaines, matérielles et financières pour la mise œuvre des mesures préconisées, par l’implication de tous les partenaires techniques financiers, toutes les couches de la société et la prise en charge.

L’objectif de la 8ème Consultation annuelle de préparation et de réponse aux catastrophes en Afrique centrale est d’échanger les bonnes pratiques et les expériences vécues dans les différents pays membres de la CEEAC et de mettre place un plan de contingence pour une réponse plus efficace et efficiente dans la gestion des risques de catastrophes.

Prennent part aux assises les Experts des Etats membres de la CEEAC, les membres du Réseau des Parlementaires pour la Résilience aux Catastrophes en Afrique Centrale (REPARC) et les représentants de la CEDEAO pour ne citer que ceux-là.

Les orateurs ont lancé un vibrant appel aux pouvoirs publics des Etats de l’Afrique centrale pour placer au cœur de leur lutte contre ces catastrophes les actions fortes et vigoureuses afin d’enrayer ou réduire les risques de catastrophes. Les travaux vont durer deux jours.

Cette rencontre qui se tient parallèlement à la 1ère Réunion du Réseau des Parlementaires pour la Résilience aux Catastrophes en Afrique Centrale(REPARC) et la Réunion des Directeurs des services Météorologiques et hydrologiques Nationaux(DSMHN) sera suivie par la tenue de la 7ème Plateforme Afrique Centrale pour la Réduction des Risques de Catastrophes (PFAC-RRC-07).