Ndjamena, le 9 avril 2014

Réunis les 08 et 09 avril 2014 dans la capitale tchadienne, les parlementaires de l’Afrique Centrale ont revisité les engagements sous-régionaux et internationaux en faveur des femmes de la paix et de la sécurité,  dans le cadre d’un forum organisé conjointement par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale(CEEAC) et le parlement tchadien.

 

Après deux jours de débats parfois houleux et d’intenses travaux, les parlementaires ont adopté une Déclaration dite de Ndjamena sur une position commune en faveur de la paix, la sécurité et la lutte contre les violences faites aux femmes. Ils ont réaffirmé leur attachement  à la Charte des Nations unies, à l’Acte constitutif de l’Union africaine, au Protocole relatif au COPAX, au droit international, notamment le droit international relatif aux droits de l’homme, et le droit international humanitaire, aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité ;  

Les parlementaires ont épluché de nombreux textes internationaux, notamment, (01) la Déclaration de Genève relative à la lutte contre la violence armée, (02) le Programme d’action des Nations Unies pour prévenir, combattre et éliminer le trafic illicite des armes légères et de petit calibre dans tous ses aspects, (03) le Protocole des Nations Unies sur la fabrication et la circulation illicites des armes à feu, de leurs pièces, éléments et munitions, additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale, (04) l’Instrument international visant à permettre aux États de procéder à l’identification et au traçage rapides et fiables des armes légères et de petit calibre illicites et (05) la Déclaration de Bamako sur une position commune africaine sur la prolifération, la circulation et le trafic illicites des armes légères et de petit calibre;

A l’issue des travaux les parlementaires de l’Afrique Centrale ont pris un train de mesures à proposer aux Etat de l’Afrique Centrale  au titre de la promotion et de la protection des droits de la femme, de la paix et de la sécurité, au nombre desquelles, l’arrêt sans délai, en leur sein des violences faites aux femmes par l’adoption des lois pénales dissuasives et la facilitation de  l’accès à la justice et aux services compétents de lutte contre les discriminations de toutes natures ; le renforcement des institutions compétentes, l’encouragement et l’appui des initiatives nationales sur les questions de violence sexuelle ; l’affectation au projet d’autonomisation des femmes d’au moins 15% des fonds destinés aux projets de consolidation de la paix après un conflit ; l’encouragement à la  participation  et à l’association des femmes aux processus d’établissement et de maintien de la paix dans la sous-région ;

La promotion du leadership et la participation des femmes à la vie politique, l’intégration,  l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes dans toute la gamme des activités de leurs parlements respectifs ; et le renforcement des  institutions en vue de la bonne gouvernance comme facteur important pour la prévention des conflits dans la sous-région.

En vue d’atteindre tous ces objectifs, les parlementaires en appellent à la   participation forte et effective des femmes dans les fora traitant de la protection de la femme, à la mise en œuvre sans délai de la résolution 1325 (200) et autres du Conseil de sécurité des Nations Unies y compris en faisant recours aux informations et aux compétences des organismes internationaux et ceux de la société civile par des auditions, des réunions ou des séminaires, à plus de ratifications pour une entrée en vigueur rapide de la Convention de Kinshasa, à la révision, l’actualisation et l’harmonisation des législations nationales sur les armes légères de petit calibre(ALPC) avec les lois régionales, à la promotion d’une plus grande synergie entre le Secrétariat général de la CEEAC et d’autres partenaires ainsi que les organisations de la société civile pour un partage plus efficace de l’information sur les stratégies de lutte contre les violences faites aux femmes et la prise en compte des besoins sexo-spécifiques dans la mise en œuvre des politiques publiques en Afrique Centrale, à la réactivation du Réseau des parlementaires de l’Afrique Centrale (REPAC) et la création au sein des parlements nationaux des réseaux de lutte contre la prolifération des Armes Légères et de Petit Calibre.

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