Bujumbura(Rép. du Burundi), le 30 janvier 2019-Après la tenue de la 8ème Consultation annuelle de préparation et de réponse aux catastrophes en Afrique centrale, la capitale burundaise est à nouveau l’hôte de la 7ème Plateforme Afrique Centrale pour la Réduction des risques de Catastrophes sous le thème « Définition d’un système d’évaluation et de mise en œuvre du cadre d’action de Sendaï en Afrique Centrale ».

La cérémonie d’ouverture a été placée sous la présidence du Ministre burundais de la sécurité publique et de la gestion des catastrophes M. Alain Guillaume BUNYONI, en présence des corps constitués nationaux et internationaux, des responsables des organismes internationaux et du Secrétaire général Adjoint de la CEEAC en charge des Programmes, Budget, Administration et Ressources Humaines, l’Honorable Tabu Abdallah Manirakiza, Représentant le Secrétaire général l’Ambassadeur Ahmad Allam-mi.

Cinq allocutions ont été prononcées au cours de la cérémonie d‘ouverture solennelle des travaux à savoir :

  • L’allocution du Directeur général de la Protection civile du Burundi ;
  • L’allocution de l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union Européenne au Burundi ;
  • L’allocution du Représentant de la banque Mondiale au Burundi ;
  • L’allocution du Secrétaire général Adjoint de la CEEAC ;
  • Le discours d’ouverture du Ministre Burundais de la sécurité publique et de la gestion des risques de catastrophes.

Une vue des participantsSelon les orateurs les objectifs poursuivis par ce rendez-vous annuels sont nobles, car il s’agit de passer au peigne fin l’ensemble des activités menées, celles non réalisées, les effets de blocage et les moyens de les enrayer. Les participants entendent aussi au cours des présentes assises échanger les expériences sur les bonnes pratiques et envisager dans la durabilité les mesures adéquates pour faire face aux risques des catastrophes.

Prennent part aux travaux les Experts des Etats membres de la CEEAC, les membres du Réseau des Parlementaires pour la Résilience aux Catastrophes en Afrique Centrale (REPARC), les sociétés du Mouvement de la Croix-Rouge, le Président de la Plateforme de la Gestion des Catastrophes pour les pays de la CEDEAO et les responsables des ONG impliquées dans la lutte pour la réduction des risques de catastrophes en Afrique centrale.

Dans l’ensemble, les intervenants ont fait l’état des lieux de la situation des risques de catastrophes dans la région d’Afrique centrale, dressé le bilan annuel s’étalant entre la 06ème et la 07ème Plateforme et envisagé l’avenir avec optimisme et détermination en échafaudant des pistes innovantes.

Les intervenants ont déploré la persistance et la résurgence des catastrophes qui continuent d’impacter sur la vie des populations de la région d’Afrique centrale. Ces catastrophes, ont-ils souligné, sont à l’origine des crises humanitaires majeures en Afrique centrale et sont de plusieurs ordres dont les plus fréquentes sont :

  • Les aléas climatiques qui représentent 70% et qui sont constitués pour la plupart des inondations, des sécheresses, des orages, des glissements de terrains ;
  • Les aléas sanitaires qui représentent 20% et qui sont constitués des maladies hydriques et des épidémies comme l’épidémie à virus Ebola ;
  • Les aléas géologiques (08%) avec les éruptions volcaniques, les éboulements rocheux et les glissements de terrains, etc.
  • Et autres aléas qui représentent 02% et qui sont constitués des troubles sociaux et des invasions acridiennes.

Une vue des participantsEn dépit des difficultés susmentionnées, les orateurs se sont félicités des avancées engrangées par les Etats sous la bannière de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale(CEEAC) dans la mise en œuvre des recommandations de la 6è Plateforme. On en veut pour exemple au plan communautaire on peut citer le Centre d’Application et de Prévision Climatologique de l’Afrique Centrale(CAPC-AC) reconnu comme organe spécialisé de la CEEAC basé à Douala, la création du Réseau des Parlementaires pour la Résilience aux Catastrophes en Afrique Centrale (REPARC), la création d’un site web pour ne citer que ces réalisations.

Une mention spéciale a été donnée à la République du Burundi pour avoir mis en place des structures viables et efficaces dans le cadre de la lutte contre les aléas climatiques et la réduction des risques de catastrophes. Le Burundi a aussi mis sur pied des projets ambitieux afin de contribuer à l’atteinte des objectifs du Développement Durable. Ces projets de plusieurs ordres, comme la construction des barrages pour la rétention des eaux, le reboisement des arbres pour lutter contre la sécheresse, la création d’un centre national pour les opérations d’urgence, la création d’une école spécialisée dans la Réduction des Risques de catastrophes, l’intégration dans les programmes scolaires des enseignements liés à la Réduction des Risques de catastrophes et bien d’autres.

Les travaux de la 7ème Plateforme Afrique Centrale pour la Réduction des risques de Catastrophes dureront trois jours.